Composter, quoi de plus naturel

Les 5 règles de zéro déchet telles que décrites par Béa Johnson sont les suivantes : refuser, réutiliser, réduire, recycler et rendre à la terre. Nous nous intéressons donc ici au 5e R : composter est l’acte de rendre à la terre.

Qu’est ce que le compostage ?

Le compostage est un procédé de dégradation biologique des matières organiques. La dégradation se fait en présence d’air (aérobie) et par l’action de micro-organisme et de micro faune.

Que puis-je composter ?

Ce que je met

Votre composteur accueillera vos déchets de cuisine tels que les coquilles d’œuf, les épluchures, le pain, le filtre à café, les sachets de thé (sans agrafes), les serviettes en papier et l’essuie tout.

En dehors des déchets de cuisine, vous pouvez y mettre également des mouchoirs en papier (si vous n’êtes pas malades), des rouleaux de papier toilette vides, du carton et de la sciure de bois non traité. Ces matériaux permettront d’équilibrer votre compost, mais nous y reviendront.

De même, les déchets de jardin ont parfaitement leur place dans votre compost : petits branchages, feuilles, tontes et tailles pourront y être ajoutés à condition de respecter quelques règles (données ci-après).

Ce que je n’y met pas

Certains déchets de cuisine ne pourront pas être compostés. Nous citons par exemple les coquillages, les os et déchets de viande, les déchets de poisson, les écorces d’agrumes, les matières grasses et les laitages.

Les exceptions aux déchets de jardins sont :
– les gros branchages, qui mettraient trop de temps à se composter,
– les liserons et plantes grimpantes,
– les mauvaises herbes en graines,
– les plantes et fruits malades,
– les plantes traitées,
– les résineux,
– les feuilles vernissées (lierre, laurier etc),
– les feuilles de noyer et de rhubarbe qui contiennent des substances toxiques pour les insectes.

Pour obtenir un compost de bonne qualité, éviter tous les papiers et bois traités tels que les bois de palettes, le contre-plaqué, les journaux et les magazines en papier glacés.

Eviter d’introduire dans votre compost domestique des excréments d’animaux familiers (litières de chats, fientes de volailles…) et de couches culottes car ils peuvent être porteurs de germes pathogènes. Des solutions industrielles existent localement pour composter ces déchets organiques.

composter par un vers de terre - Image parPatricia Maine Degrave de Pixabay

Les 5 règles pour bien composter

  1. Broyer ou réduire les gros éléments. Vous pouvez passer la tondeuses sur les feuilles et les branchages fins pour les broyer. Ceci permet de multiplier la surface d’attaque pour les micro-organismes, et ainsi d’accélérer le processus.
  2. Mélanger les déchets à chaque dépôt de matière ! Eviter les couches épaisses et homogènes telles que les gros apports de déchets de tonte, qui vont étouffer le compost. un second bac de dépôt temporaire peut être utilisé pour stoker les déchets de tonte, puis vous en intégrés un peu à chaque apport de matière.
  3. Ajouter au démarrage un peu de compost, ou à défaut de terre, pour enrichir le compost en micro-organismes. La première couche sera de préférence aérée (paille, fins branchages)afin d’améliorer la circulation d’air.
  4. Le compost doit être humide pour favoriser le développement des bactéries, mais jamais mouillé. En été, si il est sec, arrosez le un peu.
  5. Ajouter de temps en temps de la sciure et de la cendre de bois pour neutraliser l’acidité créée par la fermentation. Vous pouvez également ajouter des activateurs naturels tels que les orties, les pissenlits et les cendres de bois froides.
composter pour nourrir vos plantes d'ornement, Image parcongerdesign de Pixabay

Utilisations du compost

Le compost mûr est riche en matière organique. Apporté à votre potager ou vos plantes, il permet de structurer le sol, de l’aérer, de favoriser la rétention de l’eau et des éléments nutritifs.

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